Le MEDEF préoccupé par le mauvais sort réservé aux transports en Rhône-Alpes

Publié le par ARDSL (avec Le Progrès)

Invité mercredi 30 mars de la Compagnie régionale des commissaires aux comptes pour évoquer le redémarrage de l’activité économique régionale, Patrick Martin, président du Medef Rhône-Alpes, n’a pas bercé, dans l’optimisme, ses interlocuteurs bien longtemps. Si les indicateurs positifs qu’il a rappelés laissent à penser qu’on peut imaginer une reprise, il a souligné qu’il existe « encore beaucoup de facteurs d’incertitude et qu’il en apparaît de nouveaux très pénalisants pour l’économie rhônalpine. »

Concernant l’avenir économique de Rhône-Alpes, il s’est dit « préoccupé par le mauvais sort réservé à notre région en matière de transports. » Rhône-Alpes serait, selon lui, « passée à la trappe. »

Partrick Martin voit poindre « une vraie bombe à retardement» si l’aéroport Saint-Exupéry devient propriété des Aéroports de Paris. Une solution qu’il voit clairement se dessiner. Laquelle ferait réellement de Saint-Exupéry « un aéroport de deuxième catégorie où certaines destinations ne seraient jamais plus desservies. » De quoi limiter par ricochet l’attractivité internationale de Rhône-Alpes et « de minorer Saint-Exupéry qui avec EasyJet, comme locomotive, est déjà la caricature d’un aéroport secondaire ».

Sans langue de bois, le président du Medef Rhône-Alpes s’est dit inquiet pour la région qui « manque de poids lourds économiques et politiques capables d’influer à Paris ou Bruxelles. » Pour lui « la messe est dite», pour Saint-Exupéry et le Lyon-Turin « patine ».

Patrick Martin redoute qu’à terme Rhône-Alpes ne vive le scénario de Roanne qui fût "jadis très prospère."

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