Guillaume Pépy dénonce l'impasse financière du système ferroviaire français

Publié le par ARDSL (avec challenges.fr)

DSC02070Pour le patron de la SNCF, les Français sont allés trop loin dans la séparation de l'infrastructure et du transport, contrairement aux Allemands qui ont su préserver un modèle intégré.

Dans un entretien au journal Le Monde, daté du samedi 26 mars, le président de la SNCF Guillaume Pépy considère qu'avec la dissociation entre le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire et le transporteur, "nous allons vers une impasse financière. Notre système RFF-SNCF n'a pas d'avenir. Ce modèle n'optimise pas la défense collective. J'ai tiré le signal d'alarme". Il précise notamment que ce modèle "conduit chaque acteur à agir de manière égoïste". Et d'ajouter que "le moment est venu de faire un vrai bilan de la réforme de 1997 qui mérite des ajustements". Pour lui , "les Français sont allés très loin dans la séparation de l'infrastructure et du transport", contrairement aux Allemands qui ont gardé une holding commune.

1 milliard d'euros par an à trouver

Question rentabilité, le président de la SNCF estime qu'il manque "de l'ordre de 1 milliard d'euros par an dans le financement du ferroviaire". Il faut donc développer une ressource propre au transport durable, assise sur des coûts externes : taxe carbone, taxe à l'essieu, eurovignettes, péage urbain ou autre. "Il faut développer une fiscalité écologique qui profite aux systèmes de transport vertueux", suggère-t-il.

Guillaume Pépy rappelle sa priorité: "les trains du quotidien". "Il est irrationnel par exemple d'installer des entreprises le long des lignes de RER aujourd'hui saturées".

Il explique enfin les raisons de la dégradation de la régularité des trains. "Le réseau ferroviaire s'est dégradé et n'est plus aujourd'hui en situation de supporter correctement le développement du trafic". En cause également les actes de malveillance, le vols de câbles, notamment.

Pour lui, les crises énergétique et financière justifient le retour au ferroviaire. "Mais les décisions n'ont pas toujours suivi à temps. Personne, y compris à la SNCF, n'avait anticipé un tel retour en grâce du train".

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BAISIN 26/03/2011 19:20


Monsieur Pepy,vous parlez pour ne rien dire! C'est de l'hypocrisie,vous essayez d'endormir les cheminots et les usagers.La SNCF ne veut pas abandonner ses structures archaiques,datant du 19è
siecle,héritée des compagnies,alors que les voisins Européens le font.Supprimons le monopole de la SNCF.